Universités d’été Cheval de Trait 2009 ?>

Universités d’été Cheval de Trait 2009

Une deuxième édition riche en interventions autour du Cheval de Trait

            « Energie Cheval » et Développement Durable
 Vincent Yver, Chargé de Mission Equiterra, a lancé le premier sujet : « Bilan Carbone et Chantiers Hippomobiles ». Mise en place et développée par l’association, cette étude s’est étendue d’octobre 2007 à juin 2009 avec le soutien de l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) et du Conseil Régional de Picardie. Elle a permis de diagnostiquer l’impact environnemental de l’utilisation du cheval de Trait sur différents chantiers tels que la collecte de déchets, le débardage en zones sensibles ou inexploitées, le maraîchage, la tonte d’espaces engazonnés, le transport de personnes et l’entretien des espaces verts. Lors de ces Universités, l’accent a été mis sur l’expérience de 7 mois réalisée sur la collecte hippomobile de verres usagés pour la société SITA à Beauvais. L’utilisation des Chevaux en zone urbaine réduit considérablement les émissions de gaz à effets de serres dues au transport. Une étude de longue haleine qui a fait ses preuves face au bilan carbone et au développement durable. Une réelle « Energie cheval» est à exploiter.
 
La taxe carbone a ensuite été approchée par Monsieur Tabet représentant de l’ADEME nationale avec une présentation du cheval moteur comme opportunité de réponse. Richard Navez, adjoint au Maire de Maisons Laffitte a quant à lui abordé le thème « Pour une approche globale du cheval en ville ». Pour faire suite à l’étude réalisée par Equiterra, Alexandre Champion, Responsable SITA Troyes, a abordé le sujet « Vers une reproductibilité de la collecte hippomobile de déchets ».
Hervé Jourdain, du Centre Européen de Ressources et de Recherche en Traction Animale (C.E.R.R.T.A.) a insisté sur « l’évaluation de la capacité de traction :quels sont les indicateurs ? ».
 
Pour clôturer cette première journée de débats et de présentations, Luc Delas, Président de l’association Equiterra a exposé la problématique de « l’Energie Cheval »  : comme alternative de proximité . Lors de cette présentation, Luc Delas est tout d’abord revenu sur les différents accords mis en place pour réduire les émissions de gaz à effets de serre en insistant sur le fait que la France s’est engagée à les diviser par quatre d’ici 2050 et que « l’Energie Cheval » représente une alternative durable et cohérente. Le Cheval de Trait est un patrimoine, une énergie en péril  au vue du nombre de naissances qui baisse chaque année. Ce n’est pas seulement l’animal qui disparaît petit à petit mais des savoirs-faires et des métiers qui s’y rattachent également. Le cochers, les débardeurs professionnels, les bourreliers, les fabricants et importateurs de matériels hippomobiles ainsi que les organismes de formation en « traction animale ». Et pourtant nombreux sont les atouts d’une « Energie Cheval » que ce soit au niveau environnemental avec la diminution de l’émission de gaz à effets de serre, des pollutions visuelles, sonores et olfactives…, au niveau social car l’utilisation du cheval est un excellent vecteur d’insertion pour les publics en difficulté, (Handicap ou Social), atout touristique pour les zones rurales et urbaines … et économique car créateur d’emplois locaux non délocalisables. Un potentiel est à développer autour de « l’Energie Cheval » en Picardie et c’est ce que l’association Equiterra souhaite développer
L’après midi s’est poursuivie avec la présentation et la démonstration du matériel Equiterra dont l’Hippoville, l’avant train « Trait ville » et l’avant train « Trait Champs ». 
 
                        Savoir-faire, cheval et insertion
 
Le lendemain, les débats ont été lancés autour des thèmes suivants « Patrimoine et Savoir-faire : de Tradition à Modernité » et « Le Cheval de Trait, nouveau moteur d’insertion ».
Pour animer le premier sujet, étaient présents, le président de l’Association Hypothèse, Jean-Louis Canelle ; Le rédacteur en chef du magazine Sabots, François Durand et un Maréchal-Ferrant, Compagnon du Devoir, Patrick Doffemont. Tous ont insisté sur le savoir à transmettre et les attentes du citoyen face aux traditions et à la modernité.
La deuxième partie s’est organisée autour d’une table ronde où l’heure était au débat sur l’insertion. Plusieurs témoignages dont celui de Jean-Pierre Barras membre de l’association Handi Cheval, a montré la complicité entre une personne tétraplégique et le cheval de trait. La présidente de cette association, Isabelle Claude, a quant à elle insisté sur l’insertion de personnes telles que des anciens détenus de prison. Le sujet était centré sur l‘importance du Cheval comme moteur d’insertion. A de nombreuses reprises, les témoignages ont réellement montré le lien qu’il existe entre une personne et un animal, l’envie de travailler et de communiquer ensemble. Des échanges très riches ont agrémenté la fin du débat avec cinq autres intervenants, Jawad Hajjam, le directeur de « Savoir et Compétences Formation » qui a lancé le projet « Equideha », pour former 30 personnes handicapées et ainsi créer de l’emploi destiné aux collectivités et entreprises désireuses d’intégrer un développement durable basé sur l’utilisation du cheval. Romuald Mansuy, membre de l’association Chemin du Halage, armée du salut a pour but de contribuer à développer des modes de vie durables, fondés sur une consommation locale, de favoriser la création d’activités tout en redonnant sa place dans la cité à l’animal de trait et participer à l’amélioration et à la construction des territoires ruraux et urbains de demain. Bernard Dangeard, des Jardins de Cocagne, reçoit des jeunes dans le but de leurs inculquer des savoirs-faires autour de l’utilisation du cheval de Trait et Elise Morinot représentante de la Maison de l’Economie Solidaire du Pays de Bray qui nous a fait partager l’expérience de quelques personnes mise en place sur un chantier d’insertion de débardage. Le retour de ces personnes a été très positif puisqu’ils sont tous prêt à recommencer le travail.  Les Universités d’été se sont clôturées sur de réelles motivations face à l’utilisation du cheval de Trait. Un succès pour cette deuxième année avec une mobilisation de plus en plus importante. Il faudra désormais attendre la troisième édition pour débattre à nouveau sur l’avenir de « l’Energie Cheval ».
 

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